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  • mardi 26 mars 2019 08:00  - 09:00

Loi cantonale sur la formation continue


 

Remarques préliminaires 

Notre système de formation, académique ou professionnelle, met l’accent sur la période initiale. L’individu investit l’essentiel de ses efforts au début de sa vie, la formation en cours de carrière revêt un caractère moins soutenu. Compte tenu de l’accélération constante du progrès technique, en particulier la vague croissante de digitalisation et les avancées en matière d’intelligence artificielle, il serait opportun de rééquilibrer les efforts de formation sur l’ensemble de la vie active. 
Les révolutions en cours du marché du travail, qui promettent de redéfinir les rôles entre l’homme et la machine, pourraient déboucher sur un âge d’or du travail, avec des emplois de qualité et une vie meilleure pour tous. La technologie nous déchargera de quantité de tâches menues, ingrates, voire même dangereuses. Toutefois, réaliser ce potentiel imposera une augmentation considérable des exigences sur le marché du travail, avec un risque accru d’exclusion socio-économique des personnes les moins bien qualifiées. 
Un encouragement des investissements dans le capital humain, non seulement au stade initial mais tout au long de la carrière professionnel, devient indispensable pour le maintien de notre prospérité et de notre cohésion sociale. Pour y parvenir, nous préconisons une prise de conscience à trois niveaux : la responsabilisation des personnes actives, qui devront veiller à 

maintenir leur employabilité tout au long de leur carrière professionnelle ; une évolution dans la mentalité des entreprises, grandes comme petites, en faveur d’investissements accrus dans leur capital humain ; enfin une mise en place à tous les niveaux de l’Etat de conditions cadres favorables à la formation continue. 

 

 

Le projet de loi 

Globalement notre association s’identifie aux objectifs et principes énoncés par la loi sous revue. Nous nous réjouissons que la responsabilité individuelle soit consacrée comme premier ressort de la formation continue. Il est tout autant réjouissant que le principe de subsidiarité de l’Etat ouvre le plus grand possible la porte à l’implication des associations professionnelles dans la définition des priorités et de l’organisation. En effet, de nombreuses organisations d’entreprises sont fortement impliquées, tant par leurs ressources financières qu’humaines, dans les formations continue. Par leurs efforts, ces associations méritent légitimement cette reconnaissance. 
Nous émettons une réserve dans l’art.4 lit. G qui introduit une notion de « personnes [...] désavantagées ». Nous regrettons cette formulation qui est en elle-même discriminatoire et dont l’application ne manquera pas de générer des distorsions dans l’organisation de la formation continue. En outre, ni le texte ni le rapport ne contiennent des informations concrètes sur la mise en œuvre de cet objectif particulier (milieux défavorisés en question, critères de décision, nature de la faveur, etc.). Acquis au principe d’égalité des chances qui, selon notre compréhension sous-tend cet objectif, nous préférons que cet article soit reformulé pour l’affirmer sans recourir à la discrimination positive. 

 

 

Fonds cantonal en faveur de la formation continue

La CCI VS est favorable à la création d’un tel fonds et ne s’oppose pas à son mode de financement. Nous insistons pour les prestations financières des employeurs demeurent le plus modeste possible. En effet, les entreprises assument déjà des coûts implicites très importants et peu reconnus (par exemple la mise à disposition de personnel comme experts ou formateurs, libération des employés pour les formations, etc.). Augmenter leurs charges sociales de manière trop importantes pourrait dès lors avoir l’effet inverse escompté. 


En matière de représentativité des organes, nous insistons pour que 

  • Les associations actives dans la formation continue professionnelle soient partie prenante lors de la rédaction, respectivement la conception du Règlement d’exécution prévu à l’alinéa 4 de l’art. 25
  • La composition de la commission de gestion du fonds respecte les principes suivants : 9 membres désignés par le conseil d’Etat sur proposition des organes concernés, dont 2 membres des syndicats ouvriers, quatre représentants des employeurs et un du fonds cantonal en faveur de la formation professionnelle (FCFP), deux représentants de l’Etat du Valais, dont le Chef de service en charge de la formation professionnelle qui en assure la présidence et 1 représentant des communes.

 

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