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  • dimanche 11 novembre 2018 12:00  - 12:00

Votations fédérales du 25 novembre 2018


 

Ni démocrate, ni patriote

 

L’initiative « pour l’autodétermination » est trompeuse. Elle n’apporte rien aux droits populaires car le peuple suisse peut déjà accepter ou refuser, voire résilier les accords internationaux avec les outils existants de la démocratie directe. En revanche, elle réduit les droits individuels et fragilise la position internationale de la Suisse. Notre pays a besoin de la protection du droit international pour le mettre à l’abri de la loi du plus fort dictée par les grandes puissances


Une initiative qui réduit nos droits démocratiques

Les initiants affirment vouloir protéger la souveraineté de la Suisse et sauver notre démocratie. C’est faux. Les accords internationaux importants sont déjà soumis au peuple qui tantôt les accepte (accords bilatéraux avec l’UE, adhésion à l’ONU) ou les refuse (Espace Economique Européen). Ainsi en étant consultés quatre fois par an, en pouvant s’opposer à une loi par le biais du referendum ou proposer une modification de la Constitution grâce au droit d’initiative, les Suisses disposent des meilleurs instruments démocratiques. Les droits fondamentaux sont protégés par la Constitution, mais également par la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH). Chaque personne se sentant injustement traitée par son propre pays et sa justice peut y faire appel. Or si l’initiative était adoptée la Suisse devrait probablement dénoncer la CEDH. Alors qu’elle prétend renforcer notre souveraineté, l’initiative affaiblit la protection de nos droits fondamentaux. L’initiative crée volontairement la confusion entre le droit étranger et le droit international. Alors que le droit étranger est l’ensemble des lois d’un pays, par exemple, le droit italien ou le droit japonais, le droit international n’est rien d’autre que les dispositions des traités que la Suisse a été d’accord de signer. Ces traités sont des contrats qui permettent à la Suisse de défendre efficacement les intérêts de sa population et de ses entreprises. Sans eux, nous sommes livrés à la loi du plus fort. En d’autres termes, le droit international est une protection nécessaire pour une petite nation qui exporte beaucoup.

Les intérêts partisans plutôt que l’intérêt de notre pays

Cette initiative a été lancée dans l’unique intérêt d’un parti qui synchronise notoirement les récoltes de signatures avec les échéances électorales fédérales. Cette mécanique bien huilée détourne les instruments de notre démocratie directe pour une poursuite de gains partisans. Comment expliquer autrement que les mêmes qui prônent aujourd’hui « l’autodétermination » n’ont pas saisi les droits populaires pour remettre en cause la mise en œuvre de leur initiative sur l’immigration de masse. Plusieurs fois mis en échec par le peuple suisse sur les sujets européens et migratoires, les « défenseurs de la démocratie suisse » peinent à accepter le verdict des urnes quand il leur est défavorable. Malgré le rejet massif de l’initiative d’application sur le renvoi des
criminels étrangers par le peuple suisse, qui l’avait jugée trop implacable, ils reviennent avec un mécanisme automatique et rigide pour arriver à leurs fins. L’initiative contre les juges étrangers défend les intérêts supérieurs d’un seul parti et non de la Suisse qui a besoin de partenariats stables et surtout de la protection du droit international.
 

Vous trouverez le communiqué de presse en cliquant ici

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