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  • vendredi 15 octobre 2021

Fonds pour la famille : Décision hâtive du Conseil d’Etat


Les entreprises valaisannes regrettent la décision du Conseil d’Etat d’augmenter les charges salariales payées par les employeurs dans notre canton. Cette dégradation des conditions cadres est d’autant plus surprenante que cette décision du Gouvernement intervient en pleine révision de la Loi sur les allocations familiales, que le Grand Conseil n’a pas encore bouclée.

Dans un courrier du 27 septembre adressé aux membres du Conseillers d’Etat, notre association plaidait pour un maintien de la contribution des employeurs à son niveau actuel de 0.16%. Cette proposition, écartée par le Conseil d’Etat mais soutenue à l’unanimité de la commission paritaire de surveillance, était motivée par les trois raisons suivantes.

Premièrement, il est prématuré de modifier les paramètres du Fonds pour la famille tant que les débats parlementaires autour de la révision de la LALAFam sont en cours ; la distribution de l’allocation de ménage est un complément aux allocations familiales dont le montant définitif n’est pas encore connu.

Deuxièmement, si l’initiative syndicale s’impose, les employeurs devront faire face à une augmentation de 0.15% des charges salariales, voire 0.30% selon les variantes étudiées par le Parlement. La décision du Conseil d’Etat alourdit encore un peu plus la facture pour les entreprises et les indépendants.

Enfin, lors de la première lecture de la révision de la LALAFam en mai dernier, le Grand Conseil a sans aucune ambiguïté écarté le contre-projet des associations patronales d’augmenter le taux de contribution au profit de l’initiative syndicale et de la hausse arrosoir des allocations familiales, selon le principe « un enfant, une allocation ».

Nous sommes dès lors surpris par l’interprétation que fait le Conseil d’Etat de ce signal politique.

 

La première d’une série de dégradations des conditions cadres
pour les salariés et les employeurs

Cette décision du Conseil d’Etat de porter à 0.18% la contribution des employeurs augure des prochaines dégradations des conditions cadres pour le monde du travail, entreprises, indépendants et salariés confondus :

  • Entre 0.15% et 0.30% de charges salariales supplémentaires pour les allocations familiales (initiative cantonale des syndicats)
  • Jusqu’à 0.7% de TVA pour le projet AVS21 (proposition du Conseil fédéral)
  • Jusqu’à 0.8% de charges salariales supplémentaires moyennes pour la prévoyance professionnelle LPP (proposition du Conseil fédéral)
  • 0.7% de charges salariales pour un congé parental de 24 semaines (proposition de la Commission fédérale pour les questions familiales)
  • 0.7% de charges salariales pour la 13e rente AVS (initiative de l’Union syndicale suisse)

Les revenus du travail méritent une meilleure protection. Alors qu’ils ont augmenté de 21% entre 2006 et 2018 en moyenne, les prélèvements obligatoires ont explosé plus vite : +30.7% pour les charges salariales et +35.6% pour les primes d’assurance maladie de base. En clair, plus de la moitié des hausses de salaires ont été captées par l’Etat et les assurances sociales pendant ces vingt dernières années.

Il est inutile de prendre d’une main pour donner de l’autre, si c’est pour éroder au passage le pouvoir d’achat de tous les salariés et la compétitivité des entreprises.

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